L’urbanisme à la « sauce sassenageoise » — Est-ce le bon plan ?

By | 9 décembre 2014

stephane-PPar Stéphane Piccarreta

Le plan de M. Coigné pour aménager Sassenage se caractérise principalement par une nouvelle priorité chaque année, sans pour autant avoir réalisé la précédente.

L’Absence de plan d’investissements a un coût pour la commune. Les priorités se sont succédées, rappelées à grand renfort d’articles dans le journal municipal et le Dauphiné Libéré : la voie de contournement, la salle des fêtes (reprise de notre projet), la piscine, le projet de ville touristique (hôtel avec « Bernard Laporte »), projet d’implantation de l’entreprise ISORG.

Tant au plan de l’urbanisme que des investissements municipaux, il n’y a pas de plan pluriannuel d’investissements. Tout est géré au jour le jour, avec la conséquence d’une absence de plan d’ensemble et une difficulté pour les partenaires institutionnels, comme le Conseil Général, de prévoir une aide financière et technique efficace.

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Prenons l’exemple du nouveau terrain de foot sur synthétique. Cet investissement décidé rapidement devait être financé par la vente à Bernard Laporte de l’ancien terrain de foot stabilisé, situé à côté du terrain de rugby des îles. Finalement, la commune l’a payé avec l’aide du Conseil Général, qui aurait pu budgétiser davantage d’aides s’il avait eu les dossiers et informations plus tôt. D’autant que le projet « Laporte » a échoué.

Le projet de voie de contournement se réduit à utiliser la rue de Clémencière, tout en faisant payer des aménagements à la société ISORG qui devait s’installer et qui finalement ne l’a pas fait. Le projet complet n’a toujours pas été présenté au Conseil Général pour étude et accompagnement financier. A partir du 1er janvier, la Métro deviendra compétente pour les voiries,espérons que le projet sera relancé.

L’urbanisation à la « sauce sassenageoise » selon C. Coigné, s’apparente surtout à une sauce de mauvais goût. Mitage dans la plaine. Prenons l’exemple du développement des voiries et bâtiments publics. Le secteur de la plaine connaît une urbanisation au gré des opportunités des promoteurs. Tout autour des chemins agricoles sont construites des maisons individuelles. La logique aurait voulu qu’un plan d’ensemble soit réalisé, en prenant modèle sur l’Ovalie. Cela aurait permis de créer de nouvelles voiries et d’accueillir un nouveau quartier à vivre avec commerces et services à la population, et pourquoi pas une école.

Incohérence aux Portes du Vercors. Bien que Sassenage ait connu une forte urbanisation depuis 2003, la ligne officielle consiste à minimiser voire à se défausser sur La Métro. Le projet des Portes du Vercors, situé sur la plaine de l’Argentière, voté par M. Coigné en tant que conseiller à La Métro mais rarement assumé en tant que maire. Ce projet a été étudié par La Métro à la demande des communes de Sassenage et Fontaine qui ne pouvaient pas porter seules une telle opération dans ce secteur aux fortes contraintes liées à la gestion de l’eau et du pipeline.

Sururbanisation aux Côtes. Le projet de Beaurevoir, que nous combattons, est pour l’instant mis en sommeil par le préfet de Région. Le maire avait procédé durant l’été 2013 à un aménagement du Plan Local d’Urbanisme afin de permettre la construction de 200 logements dans cet espace remarquable. Bien que contraire à l’esprit du schéma de cohérence territoriale, il avait justifié la rapidité d’exécution de la modification du PLU en affirmant que : « 200 logements aux Côtes c’est peu » et que « si ce projet était tombé dans les mains de la Métro, ce serait deux fois plus ».

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